A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, ACTED RDC organise une série d’actions pour sensibiliser autour de l’égalité de genre.
Ces cas d’exploitation sexuelle et de violences sont particulièrement fréquents lorsque les communautés sont ébranlées par les conflits armés, les catastrophes naturelles, les vagues épidémiques et la pauvreté chronique. Ces causes structurelles et conjoncturelles constituent un terreau favorable aux violations des droits fondamentaux des femmes et des filles. Au non-respect de l’intégrité physique des femmes et des filles s’ajoute un ensemble de considérations socio-culturelles qui les maintient dans des rôles sociaux sexués, défavorables et qui légitime leur marginalisation. Entre répartition inégale du travail domestique non rémunéré ou déni de ressources, d’opportunités ou de services (22.3% des filles n’ont pas accès à l’école), les discriminations auxquelles elles font face sont multidimensionnelles. A ce titre, le Plan de Réponse Humanitaire (HRP) 2020 estime à 7,9 millions le nombre de femmes dans le besoin en RDC. |
Pour répondre aux violences sexuelles, physiques et symboliques auxquelles les femmes font face, ACTED cherche à intégrer les dynamiques de genre dans ses interventions humanitaires. Par cette approche, ACTED met en œuvre des réponses inclusives et efficaces qui assurent l’autonomisation de tous et améliorent l’impact de ses stratégies et interventions humanitaires. Au-delà d’incorporer les questions de genre dans toutes ses activités, ACTED mène des projets visant directement à soutenir la lutte contre les violences basées sur le genre. Dans un projet de prévention mené pendant 9 mois dans les provinces du Sud-Ubangi et du Bas-Uélé, ACTED a touché plus de 50 000 personnes à travers l’organisation de campagnes de sensibilisation, la mise en place de mécanismes de prévention et de prise en charge des cas de violences sexuelles basées sur le genre, la formation de points focaux, l’accompagnement juridique et la réinsertion économique des survivantes de violences.
Un atelier de sensibilisation à l’égalité des genres a été organisé à l’occasion de la Journée internationale des droits des femme à Kinshasa, ainsi que sur la base de Gbadolite dans le nord du pays. |
Généralement, la journée du 8 mars en RDC c’est une journée de démonstration de la culture africaine pendant laquelle on porte nos pagnes du 8 mars. Cette fois-ci, c’était plus accès sur des réflexions autour des droits des femmes. Ces échanges d’expériences et d’idées permet d’en apprendre plus sur nos collègues. C’était vraiment riche !
Après avoir introduit l’atelier avec la « Course aux privilèges », jeu participatif qui permet de rendre compte des inégalités existants entre les hommes et les femmes, les équipes se sont divisées en groupes pour discuter des moyens pour améliorer à l’égalité femmes-hommes et lutter contre les violences basées sur le genre. Les idées suivantes ont été avancées : répartir les responsabilités domestiques, dénoncer le sexisme et le harcèlement, exiger une culture professionnelle égalitaire, promouvoir une éducation égalitaire, encourager la participation citoyenne pour des institutions politiques paritaires etc. Si l’objectif de cette session n’était pas de convaincre mais de favoriser les prises de positions et questionner les prénotions, certains groupes ont trouvé des solutions concrètes pour lutter contre les discriminations, notamment au travail.
Que ce soit dans ses activités ou dans sa culture de travail, ACTED RDC se veut actrice de la réalisation de l’Objectif de développement durable n°5 (ODD 5) « Égalité entre les sexes ». |