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Centrafrique

De l’urgence à la reconstruction dans un contexte de crise humanitaire multiforme

La crise politico-militaire et sécuritaire qui perdure depuis le début de la crise en décembre 2013 a fortement aggravé la situation humanitaire déjà critique en République Centrafricaine. En janvier 2015, 438 538 personnes restaient déplacées dans le pays. Au cours de l’année, les représailles entre groupes armés ont continué de provoquer des déplacements. La réponse d’ACTED s’est focalisée sur l’urgence, l’appui au retour et le relèvement précoce. En septembre, une nouvelle vague de violences a frappé le pays. ACTED a multiplié les interventions d’urgence, notamment sur les sites de déplacés à Bangui où plus de 20 000 nouvelles personnes ont trouvé refuge.

Des actions d’urgence pour subvenir aux besoins les plus pressants

Tout au long de l’année, ACTED a assuré une veille humanitaire dans le sud-est du pays qui a permis de réaliser 24 interventions d’urgence grâce auxquelles
60 795 personnes ont reçu des biens-non alimentaires leur permettant de subvenir à leurs besoins immédiats. A Bangui, les activités d’urgence se sont focalisées sur les besoins en termes d’abris, de sécurité alimentaire et d’hygiène et d’assainissement sur les sites de déplacés. ACTED a également réhabilité 70 infrastructures routières afin de permettre l’accès de l’aide humanitaire aux zones les plus enclavées du pays.

L’appui au retour, un soutien clé et multiforme essentiel en Centrafrique

Pour accompagner le retour volontaire et durable des personnes déplacées dans leurs villages ou quartiers d’origine, ACTED a développé des programmes multisectoriels comprenant des volets de relance agricole, reconstructions de maisons, réconciliation communautaire, formation professionnelle, redynamisation des marchés  et  création d’emplois. ACTED a notamment appuyé 1000 familles dans la relance de leur activité agricole, reconstruit 1057 logements et proposé une formation professionnelle à 14 080 personnes en 2015. En outre, des projets de relèvement immédiat ciblant en particulier les jeunes à risques ont été mis en place par l’intermédiaire de travaux rémunérés d’intérêt communautaire, touchant directement 7387 bénéficiaires et leurs familles.

Construire la résilience dans les zones stabilisées mais vulnérables

De par leur enclavement ou leur sécurisation, certaines zones d’intervention dans le pays se sont stabilisées en 2015, notamment dans le sud-est du pays. ACTED y a mené des programmes de renforcement de la résilience des personnes vulnérables avec un soutien à la production agricole, à l’élevage, à l’éducation, à l’accès à l’eau ou à la relance économique. Ce soutien a été couplé à la construction ou la réhabilitation d’infrastructures communautaires de base, notamment 30 écoles, 18 centres de santé et 3000 points d’eau et latrines – ainsi qu’à des activités de promotion de la cohésion sociale, qui ont touché 4276 personnes.

Des perspectives de retour et de stabilisation dans un contexte volatile en 2016

En février 2016, plus de 451 000 personnes restent déplacées internes, en famille d’accueil et dans une centaine de sites à travers le pays. En dépit de la présence de forces internationales, les défis d’assistance, logistiques et sécuritaires, restent nombreux et les besoins immenses. Pour ACTED, l’année 2016 sera consacrée à des activités d’appui au retour des déplacés, de reconstruction des maisons et d’infrastructures communautaires, de relance économique et agricole ainsi qu’à des activités d’appui à la gouvernance locale et à la coordination humanitaire. ACTED se tiendra prête à adapter ses activités si une nouvelle crise frappe le pays.

Redynamiser les quartiers de Bangui par la reconstruction de maisons

En réponse aux besoins importants et à la volonté de retour des personnes déplacées sur les sites à Bangui, ACTED s’est positionnée comme actrice pionnière de la reconstruction de maisons dans la capitale centrafricaine depuis presque deux ans. En 2015, ACTED a reconstruit 850 maisons pour les déplacés désirant se réinstaller dans le 3ème arrondissement de Bangui, le plus affecté par la crise et les déplacements. La méthode utilisée par ACTED est participative : les bénéficiaires reconstruisent leur maison eux-mêmes grâce à la distribution d’outils et de matériaux, une formation et un appui technique à la reconstruction. ACTED offre aux plus vulnérables un appui supplémentaire en main d’œuvre, et assure une présence quotidienne sur le terrain afin de motiver les bénéficiaires et suivre leurs progrès.

Des perspectives de retour et de stabilisation dans un contexte volatile en 2015

En février 2015, plus de 430 000 personnes étaient encore déplacées internes, en famille d’accueil ou dans l’une centaine de sites à travers le pays. Plusieurs centaines de milliers de Centrafricains sont également toujours réfugiés dans les pays voisins. En dépit de la présence de forces internationales, les défis d’assistance, logistiques et sécuritaires, restent nombreux et l’espace humanitaire demeure réduit. Pour ACTED, l’année 2015 sera consacrée à des activités intégrées d’appui au retour des déplacés et réfugiés, de reconstruction des maisons et d’infrastructures communautaires, de relance économique et agricole ainsi qu’à des activités de transition vers le relèvement et d’appui à la gouvernance locale et à la coordination humanitaire.

Partenaires en 2014 :

Agence d’Exécution des Travaux d’Intérêt Public contre le sous-emploi (AGETIP) – République Centrafricaine, Agence Française de Développement (AFD), Direction Générale de l'Aide Humanitaire et de la Protection Civile (ECHO), European Commission Directorate-General for International Cooperation and Development (DG DEVCO), Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO), Office of U.S. Foreign Disaster Assistance (OFDA), United Nations Children's Fund (UNICEF), United Nations Development Programme (UNDP), United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR), Ville de Paris, World Bank (WB), World Food Programme (WFP)

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