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Centrafrique

Le désenclavement des populations touchées par les conflits et la relance de l’économie

ACTED a lancé son intervention en République Centrafricaine en décembre 2007 avec un grand projet de réhabilitation des voies routières.

Depuis 2007 de nombreux déplacés ont commencé à retourner dans leur zone d’origine, mais se heurtent à d’importantes difficultés. Sans entretien depuis des années, les routes menant à leurs villages ne sont plus praticables, leurs maisons ont été réduites en cendres, et ils ne possèdent plus aucun bien personnel pour subvenir à leurs besoins quotidiens dans tous les domaines, que ce soit l’accès à l’eau, à l’hygiène, à la santé, à l’éducation… Pour lutter contre la pauvreté, appuyer la consolidation de la paix et soutenir le développement pérenne du pays, ACTED s’est concentrée sur deux axes essentiels, intrinsèquement liés : la reconstruction physique de l’environnement socio-économique, et notamment des infrastructures communautaires rurales - les écoles, les centres de santé, etc. - et de transport - les routes, les ouvrages d’art - mais également l’ato-suffisance des populations à travers le renforcement des compétences locales.

Grâce à son expertise dans la reconstruction d’urgence aussi bien dans des contextes de conflit que de post-conflit, ACTED RCA travaille à l’amélioration des conditions de vie de la population de la région Nana-Gribizi en réhabilitant deux axes routiers majeurs (M’Biti-Kaga Bandoro et Kaga Bandoro-Ouandango). Une fois réhabilitées, ces routes permettront un accès sécurisé aux convois humanitaires et encourageront le développement économique.

La réhabilitation des routes en République Centrafricaine a ouvert la porte à de nombreuses opportunités socio-économiques et, combiné à son expérience et aux importantes connaissances qu’ACTED a pu transmettre à la population locale, ACTED va élargir son champ d’intervention à l’avenir, en se concentrant sur le développement local : l’accent sera mis sur le renforcement de capacités des acteurs locaux du développement et la relance économique inhérente, avec une couverture géographique plus globale.

L’emploi du plus grand nombre pour relancer l’économie

L’emploi de milliers de journaliers tout travaux (JTT) en méthode HIMO a permis d’injecter des liquidités financières conséquentes dans l’économie locale, dans le cadre de projets de réhabilitation de pistes et de construction d’ouvrages d’art dans des régions gravement touchées par les conflits. Suivant le système de la multiplication des rotations, les cantonniers sont embauchés à tour de rôle, au fur et à mesure de la progression des travaux sur les axes, permettant à leurs familles de bénéficier d’un revenu d’appoint et favorisant la réduction des conflits par le recrutement d’un maximum d’habitants, toute ethnie ou appartenance religieuse confondue, avec un minimum de 20% de femmes employées parmi les équipes. Ces chantiers permettent également de lutter à court terme contre un taux de chômage très élevé, mais aussi à long terme par l’apprentissage de connaissances dans les métiers des travaux publics, créant un bassin de compétences techniques à disposition pour entretenir les axes et à l’avenir, potentiellement reconstruire le pays.

 

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