Bien que le Kenya affiche une croissance économique soutenue et régulière, les bénéfices restent inégaux. La pauvreté, les inégalités et les disparités régionales persistent, en particulier dans les comtés arides et semi-arides, qui couvrent 80 % de la superficie du pays. Les inégalités sociales continuent de limiter la pleine participation des femmes et d’autres groupes marginalisés, qui se heurtent à des obstacles plus importants pour se remettre des crises, notamment l’exclusion de l’aide, en particulier de l’aide matérielle. Les chocs climatiques, notamment les sécheresses et les inondations récurrentes, aggravent les vulnérabilités existantes et affaiblissent la résilience des ménages.
En période de crise, les communautés ayant besoin d’un soutien requièrent une aide polyvalente, adaptée à leurs besoins et favorisant leur relèvement. Dans ce contexte, le Kenya Cash Consortium (KCC) joue un rôle essentiel en aidant les communautés touchées par la crise à répondre à leurs besoins les plus urgents, tels qu’elles les définissent et les hiérarchisent, de manière flexible et dans le respect de leur dignité.

Le KCC fonctionne selon une approche pilotée localement, avec plus de 30 ONG locales impliquées dans la mise en œuvre des interventions, ainsi que dans le suivi au niveau des comtés, la collecte de données et la coordination avec les autorités des comtés. L’approche du KCC repose sur la conviction que la manière dont l’aide est fournie, l’ampleur de cette aide et le choix des partenaires impliqués sont les facteurs qui déterminent le plus les gains et les pertes en termes d’efficacité et d’efficience.

En 2026, le KCC, avec le soutien de la Commission européenne (DG ECHO), met en œuvre une action visant à fournir une aide en espèces à usages multiples (MPCA) aux communautés touchées par des crises à travers le Kenya. Dans le cadre de cette intervention de 9 mois, le KCC vise à venir en aide à plus de 28 000 personnes à travers le pays.
Cela inclut les communautés des zones arides et semi-arides du Kenya touchées par des crises climatiques de plus en plus récurrentes, telles que la sécheresse et les inondations. Les réfugiés constituent d’autres bénéficiaires clés : bien qu’ils bénéficient d’une protection et d’une aide nutritionnelle, ils risquent de voir leur situation de vulnérabilité s’aggraver. Ces groupes sont orientés vers le programme par des acteurs clés de la protection et de l’orientation au Kenya afin de recevoir une MPCA, qui vient renforcer le soutien à leur rétablissement. Cette approche et la collaboration établie entre les responsables sectoriels positionnent également le KCC comme un acteur de premier plan dans l’adoption du principe directeur « MPCA d’abord » afin d’accroître la valeur apportée aux bénéficiaires. L’impact de cette aide sera amplifié grâce à des efforts ciblés de coordination avec d’autres acteurs humanitaires clés, notamment par le biais d’un soutien continu au Groupe de travail kenyan sur l’aide en espèces, en particulier dans le cadre de l’Initiative conjointe de suivi des marchés (JMMI) menée par REACH Initiatives, du Forum des ONG internationales et de l’Équipe des partenaires humanitaires au Kenya (KHPT) de l’OCHA. En outre, le KCC poursuivra son travail essentiel en matière de préparation aux catastrophes au Kenya, en menant des actions de mobilisation des parties prenantes aux niveaux des comtés et au niveau national afin de plaider en faveur de politiques et de mesures concrètes visant à protéger les communautés kenyanes contre les crises récurrentes ou prévisibles.
Notre objectif dans le cadre de cette action n’est pas seulement de transférer des ressources, mais aussi de donner le choix, la dignité et l’espoir. En donnant aux personnes les moyens de hiérarchiser leurs propres besoins, nous permettons aux communautés de se relever plus rapidement et de renforcer leur résilience pour l’avenir
À travers cette initiative, le KCC vise à renforcer son rôle de fournisseur d’une aide humanitaire flexible et efficace, en s’appuyant sur des partenariats solides et une coordination rigoureuse pour maximiser l’impact, renforcer la résilience et promouvoir une réponse plus cohérente et tournée vers l’avenir face aux crises récurrentes au Kenya.