ACTED

La campagne #WhatHomeMeans

Dans le cadre du Partenariat programmatique avec ECHO, ACTED a lancé la campagne #WhatHomeMeans pour donner une voix aux plus vulnérables déplacés par les conflits, les catastrophes et les persécutions.

Dans les pays fragiles en proie aux conflits, à l’instabilité, aux crises, aux persécutions, aux catastrophes climatiques, des milliers de personnes n’ont plus de maison, pas même un abri, pas même un endroit où vivre en sécurité avec leur famille.

Devoir quitter sa maison, son village, ses terres, tout laisser derrière soi pour échapper au pire est la dramatique réalité de centaines de milliers de personnes dans le monde.

Les personnes déplacées se retrouvent dans une situation très vulnérable, avec un accès limité aux services de base tels que l’eau, la nourriture, l’hygiène, les soins de santé et l’éducation. Leurs perspectives d’emploi et de génération de revenus sont compromises, tout comme leurs perspectives de retour. Contraints de vivre dans des conditions précaires, ils sont parmi les plus vulnérables au Covid-19, à d’autres maladies et épidémies, aux aléas climatiques et aux catastrophes. Les femmes, les enfants, les personnes âgées et les handicapés sont particulièrement vulnérables et ont besoin d’un soutien particulier.

Pour beaucoup d’entre eux, un camp, un site de déplacement ou un abri de fortune à la périphérie d’une ville est synonyme de survie.

Muhammad Ahmed, le chef du village de réfugié, se tient devant sa fenêtre, il regarde l'eau du lac. "Il n'y a rien à faire ici, il n'y a pas de travail. On passe nos journées à s'ennuyer. On vit aux crochets de ceux de notre famille qui ont pu fuir au Kurdistan". Muhammad est le chef du village de réfuigoé de Ray Al Jazeera où vivent 50 familles. Ils sont originaires du village de Barzan. En 2014, lorsque l'Etat Islamique déferle sur le Nord du pays, Barzan devient la ligne de front des combats. Accusés par les deux camps, les maisons de Barzan sont plastiquées. Le village est totalement détruit par les combats entre ISIS et Peshmergas.
Le gardien des bateaux, le visage buriné par l'âge, se tient devant le lac. Son rôle est de vivre près du matériel de pêche lorsque les habitants retournent dans leur village à une vingtaine de kilomètres de là. A Ray AL Jazeera
Ahmed et son frère vivent de la pêche. Le temps n'est pas clément, mais ils doivent sortir, c'est la dernière semaine où ils pourront se faire de l'argent, la pêche étant interdite d'avril à juillet. A Ray Al Jazeera
Toute la famille de Monsieur Abbas vie sous son toit. Dans une maison de fortune ils sont 14 à dormir. Originaire de Barzan, il a du fuir les combats de nuit, en pleine ligne de front. "Nous étions plus d'une centaine à dormir en 2014" se remémore Monsieur Abbas. A Ray Al Jazeera
Un garçon fouille les décombres du village de Barzan, lieu d'origine des habitants de Ray Al Jazeera, a été totalement rasé lors des affrontements entre ISIS et Peshmergas en 2014. Les habitants ont dû fuir au milieu des combats. Du village, il ne reste que des décombres. A Barzan