Skip to Content

Myanmar


Afficher ACTED Base map sur une carte plus grande

Le soutien aux communautés touchées par Nargis pour recapitaliser leurs moyens de subsistance

La ville de Labutta compte parmi celles qui ont subi le plus de dommages lors du passage du cyclone Nargis en 2008, avec environ 190 000 personnes affectées. Le cyclone a généré une grande détresse économique, avec la perte de nombreux biens et d’un grand nombre de têtes de bétail, la destruction des récoltes et des terres agricoles, et une perturbation des marchés. En 2010, ACTED au Myanmar s’est mobilisée pour poursuivre son soutien à la recapitalisation des moyens de subsistance des communautés affectées par Nargis, par l’organisation de formations techniques aux paysans et aux pêcheurs et de formations professionnelles, la distribution de bétail et de volailles, l’introduction de systèmes d’aquaculture, le remplacement des biens détruits, la réhabilitation d’infrastructures communautaires et l’accès à un logement sûr pour les familles touchées.

Des pratiques agricoles résistantes aux tempêtes

Le secteur de l’agriculture a été gravement affecté par le cyclone Nargis. Celui-ci a détruit 70 % des récoltes de riz (le principal moyen de subsistance dans la région), laissant les paysans sans moyens de subsistance immédiats et dans une situation de grande précarité alimentaire. Le cyclone et les inondations qui ont suivi ont également eu un impact sur les terres agricoles, qui présentent des taux de salinisation élevés, qui réduit de manière significative les rendements agricoles futurs. De plus, les pratiques de gestion des cultures utilisées par les paysans avant le passage du cyclone Nargis, telles que la culture continue du riz, la faible diversification des variétés et des espèces de cultures, le taux élevé de semences et l’utilisation d’engrais minéraux, ont entraîné une fatigue et une dégradation des sols, diminuant à terme les rendements agricoles. ACTED a donc appuyé les paysans pour accroître leurs connaissances en matière de techniques alternatives de gestion des cultures, leur a fourni des semences résistantes au sel et aux tempêtes, et a distribué des buffles pour labourer les champs. Cependant, consciente que les difficultés rencontrées par les paysans ne sont pas faciles à surmonter, ACTED a également apporté une assistance aux communautés affectées afin de les inciter à diversifier leurs moyens de subsistance, notamment au travers de formations professionnelles, avec le développement de systèmes d’aquaculture leur permettant de maximiser les ressources disponibles, ainsi que des formations afin d’améliorer la qualité et la santé du bétail et d’autres animaux.

Les femmes sur le chemin du relèvement précoce

Alors que les catastrophes naturelles ne font aucune différence entre les sexes, les activités de relèvement se doivent d’être adaptées aux différents besoins et réalités vécues par les hommes et les femmes. Pour garantir que les besoins des femmes reçoivent une attention suffisante, ACTED a soutenu des femmes en leur proposant des activités de relèvement psychologique et économique. Début 2010, ACTED a notamment soutenu la création de cinq espaces dédiés aux femmes qui ont permis à ces dernières de bénéficier d’une zone protégée pour discuter de questions d’intérêt général, participer à des formations sur les pratiques d’hygiène, la prévention du VIH/SIDA, l’établissement de bibliothèques, le droit des femmes à être protégées des violences liées au genre et les mécanismes existants pour y faire face. En outre, ACTED a œuvré pour développer des opportunités économiques et les moyens de subsistance des femmes en leur proposant des formations professionnelles. L’apprentissage de nouveaux métiers comme la couture, le tricot et la transformation des légumes a été privilégié, mais également le partage des leçons tirées du développement de leurs moyens de subsistance actuels par l’amélioration de la production et de la santé des « petits » animaux – tels que les poulets et les cochons – ainsi que de leurs potagers. Les femmes ont été encouragées et appuyées dans la mise en place et la gestion de systèmes de fonds de roulement pour faire face aux chocs occasionnels, pour avoir une épargne afin de commencer et/ou développer leurs moyens de subsistance et leurs petites entreprises. Enfin, les femmes ont joué un rôle dans la restauration de leur environnement par leur participation à la plantation d’arbres et l’apprentissage de la construction alternative de fours économes en énergie pour un environnement plus sain et plus sûr.

2011

L’engagement d’ACTED auprès des communautés vulnérables au Myanmar continue et va même plus loin en 2011. Les communautés du township de Labutta, avec lesquelles nous avons travaillé au cours des 2 dernières années, continuent de bénéficier du soutien d’ACTED tandis que nous mettons en œuvre simultanément des projets dans d’autres régions du pays, notamment dans la « Zone Sèche », présentant les niveaux de pauvreté les plus élevés du pays.

L’expérience d’ACTED au Myanmar, et plus précisément dans le domaine des moyens de subsistance, de la productivité et de l’agriculture, est mise à contribution pour développer la mission et soutenir d’autres populations paysannes dans le pays. Tandis que nous étendons nos opérations à la « Zone Sèche », nous continuons d’examiner les possibilités qui s’offrent aux communautés pour améliorer leurs pratiques en matière de gestion de l’eau. Dans le même temps, nous continuons à améliorer nos interventions en lien avec les thématiques transversales du renforcement des capacités des femmes, de l’intégration de la dimension du genre, des soins de santé pour les mères et leurs enfants, de la protection durable de l’environnement, ainsi que de la promotion de la participation des personnes handicapées.

 

 





Nos communiqués