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Promouvoir une croissance inclusive et durable

ACTED pose les bases de la promotion d’une croissance inclusive et durable par son action durant les phases de réhabilitation et de relèvement. La première étape est mise en oeuvre avec les phases de soutien à la sécurité alimentaire des ménages, de rétablissement des moyens de subsistance, de développement de l’autonomie et de génération de revenus via une approche basée sur l’économie des ménages. Cette approche est ensuite élargie dans la phase de développement. D’une part ACTED met l’accent sur une agriculture durable et respectueuse du climat en adoptant une approche écosystémique de l’agriculture. ACTED soutient la production de produits agricoles sûrs et de haute qualité, a des méthodes respectueuses de l’environnement et qui améliorent les conditions sociales et économiques des paysans ainsi que des communautés locales. D’autre part, ACTED concentre son action sur le développement du secteur privé, spécialement des petites et moyennes entreprises (PME), et sur l’augmentation de la productivité dans le secteur de l’économie informelle, particulièrement dans les contextes urbains et péri-urbains. ACTED soutient ces acteurs du secteur privé à réaliser leur potentiel de croissance et renforce les institutions qui peuvent contribuer à l’augmentation de la participation du secteur privé dans l’économie formelle.

La croissance inclusive qui catalyse les opportunités équitables pour les acteurs économiques et promeut la justice sociale est un élément clef de l’approche d’ACTED. ACTED focalise principalement son attention sur les jeunes, les femmes et les minorités ethniques. Cette approche d’une croissance inclusive s’inscrit dans une perspective de long terme : l’accent est mis sur l’emploi productif en tant que moyen d’augmenter les revenus des groupes exclus et pauvres et d’élever les niveaux de vie. Soutenir les mécanismes de protection sociale et promouvoir l’accès à une éducation de qualité pour les enfants ainsi que les jeunes marginalisés et vulnérables sont d’autres activités phares d’ACTED dans le cadre de la promotion de l’inclusion.

Thématique clef 3.1. Une agriculture durable adaptée au climat

Contexte

Malgré une urbanisation grandissante, plus de 70% des individus pauvres dans le monde vivent en zone rurale. Un grand nombre ne possède pas de terres ou sont des petits paysans dont la faible productivité conduit à la pauvreté, au manque de nourriture et à la faim. En effet, 805 millions de personnes, soit une personne sur huit, souffrent de la faim chronique, n’ayant pas suffisamment de nourriture pour une vie active et saine. La grande majorité des personnes souffrant de la faim – 798 million d’entre elles – vivent dans des régions en développement, où la prévalence de la sous-nutrition est actuellement estimée à plus de 14%. Environ 25 000 personnes meurent de la faim chaque jour. La faim et la malnutrition demeurent en tête de la liste des défis mondiaux en termes de santé publique. Les chocs liés au changement climatique – l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des catastrophes hydrométéorologiques -, et la compétition grandissante pour l’accès et le contrôle des ressources naturelles, spécialement la terre et l’eau, exacerbent encore davantage l’insécurité alimentaire. Les liens complexes entre la nourriture, la terre, l’eau, le commerce et l’énergie, combinée à la volatilité des prix et la crise climatique grandissante, permettent de prévoir que le système alimentaire sera soumis à un stress important dans la décennie à venir. Les agriculteurs de subsistance, les petits producteurs et coopératives doivent être appuyés avec le développement de systèmes de productions agricoles localement adaptés au climat et sensibles aux changements climatiques qui protègent les bienfaits de l’écosystème. Leur position dans la chaîne de valeur doit être renforcée afin de leur permettre d’atteindre et de développer une plus grande résilience.

Activités

  • Faciliter l’accès aux intrants agricoles, tels que les semences améliorées, les engrais organiques, etc. ;
  • Via l’extension de services, promouvoir les systèmes de production agricole sensibles au climat et extensibles ainsi que les pratiques qui augmentent durablement les rendements et/ou sont plus efficaces sur le plan des ressources ;
  • Promouvoir une alimentation diversifiée ainsi que la une alimentation diversifiée des aliments afin de s’attaquer aux déficits en micronutriments ;
  • Soutenir les fermiers domestiques dans une transition vers une capacité de production pour les marchés ;
  • Appuyer les paysans dans le développement de leur capacité organisationnelle pour une meilleure action collective vis-à-vis des prestataires de services et des acteurs du marché, par exemple via le soutien aux coopératives ;
  • Soutenir les approches en termes de chaîne de valeur afin d’aider les paysans pauvres à augmenter leur production, capter de nouvelles opportunités sur les marchés, obtenir des transactions justes, et produire des produits de meilleure qualité ;
  • Développer les marchés agricoles, étendre le commerce et utiliser les téléphones portables, la radio et les autres médias afin de fournir les prix en temps réel pour que les paysans puissent vendre ce qu’ils cultivent en faisant du profit ;
  • Aider les paysans à avoir accès au capital, notamment en collaboration avec OXUS ;
  • Faciliter un cadre politique favorable au développement de l’agriculture en faveur des plus pauvres (réforme foncière, accès au marché, subventions).

Impact visé et indicateur de réussite

Davantage d’individus bénéficient d’une meilleure sécurité alimentaire et nutritionnelle grâce aux investissements réalisés en faveur des systèmes de production alimentaire durables, à l’accès aux marchés et à l’augmentation de la résilience concernant leurs moyens de subsistance.

  • Nombre de paysans bénéficiant des activités/services adaptés au climat et efficaces sur le plan des ressources augmentant leur productivité ;
  • Nombre de paysans réalisant des profits plus importants.

Thématique clef 3.2. Emploi, revenu et inclusion financière

Contexte

Plus de 200 millions de personnes à travers le monde – parmi lesquels 75 millions de jeunes – sont officiellement sans emploi, et ainsi économiquement et socialement exclus. Entre 25% et 35% de la force de travail, dans de nombreux pays en développement, est également sous-employée et à fortiori sans revenu adéquat. Plus de 260 millions de jeunes ne sont ni à l’école, ni en formation, ni en recherche active d’emploi, risquant ainsi une exclusion permanente du marché du travail. Créant près de 90% des emplois dans les pays en développement, le secteur privé est un moteur de la réduction de la pauvreté. Cependant, les jeunes chercheurs d’emploi ne possèdent pas les compétences requises par le secteur privé. Avec un milliard de chercheurs d’emploi allant entrer sur le marché du travail jusqu’en 2020, principalement dans les centres urbains, le problème de l’accès à l’emploi va s’accentuer. Les marchés du travail dans les pays en développement sont souvent fortement segmentés et informels, avec une faible qualité d’emploi : salaires bas, niveaux élevés d’insécurité, perspectives d’évolution limitées, et absence de protection sociale. Les interventions pour renforcer les opportunités d’emploi productifs, équitables et inclusifs doivent mettre l’accent sur une éducation de qualité, la formation professionnelle, le soutien à la création et à la croissance des PME, en particulier dans les secteurs riches en emploi, et le développement des systèmes de protection sociale. Enfin, on estime que 2.5 milliards d’adultes en âge de travailler n’ont pas accès aux catégories de services financiers formels fournis par les institutions de finances régulées. Les progrès technologiques et la baisse des coûts doivent permettre de rendre les services financiers accessibles y compris aux populations les plus pauvres et les plus isolées. Pour de nombreux pays en développement, spécialement en Afrique et Asie du Sud, le besoin en acteurs de l’inclusion financière engagés à fournir des services à ceux qui sont en bas de la pyramide (« bottom of the pyramid ») demeure.

Activités

  • Promouvoir l’accès à une éducation de qualité pour les enfants et les jeunes, notamment en termes de développement de compétences élémentaires ;
  • Soutenir la formation technique et professionnelle (Technical and Vocational Education and Training – TVET) et l’apprentissage avec un accent particulier sur les jeunes et les femmes ;
  • Stimuler l’entrepreneuriat, notamment le conseil commercial et les services financiers, et réaliser un plaidoyer pour un environnement commercial favorable ;
  • Promouvoir un environnement de travail sûr et digne ;
  • Approches en termes de chaîne de valeur, plus particulièrement dans le secteur informel en zones urbaines et péri-urbaines ;
  • Faciliter l’accès à des crédits et services financiers abordables, en partenariat avec OXUS ;
  • Soutenir les systèmes de protection sociale tels que les filets sociaux (retraite, assurance), notamment l’élaboration de politiques ;
  • Activités de sensibilisation et de protection à destination des potentiels migrants économiques ;
  • Soutenir les entreprises sociales, par exemple les initiatives d’éco-tourisme communautaires.

Evaluation d’impact et indicateurs de réussite

La proportion d’individus vivant dans l’extrême pauvreté et réduite et les individus sont capables d’atteindre une meilleure sécurité de revenus et d’avoir des revenus plus importants.

  • Nombre de personnes bénéficiant d’opportunités visant au développement de leurs compétences et/ou à leur éducation ;
  • Nombre d’emplois et d’activités créatrices de revenus créés.