Somalie
View ACTED Base map in a larger map
Juillet 2010 : ACTED lance un appel aux dons pour venir en aide aux populations touchées par la sécheresse et la famine dans la Corne de l'Afrique
La réponse aux besoins urgents et le soutien au développement durable des communautés rurales vulnérables au Kenya et en Somalie
En 2010, la mission d’ACTED au Kenya et en Somalie s’est attachée à répondre aux besoins fondamentaux des communautés nomades et paysannes du centre du Kenya et du Sud de la Somalie. La distribution de biens alimentaires et non-alimentaires leur a permis de faire face aux crises multiples, notamment aux conditions climatiques défavorables et aux épidémies. Au lendemain de ce contexte d’urgence, ACTED a également œuvré pour l’adoption de solutions communautaires durables en privilégiant le renforcement et la diversification des moyens de production, la gestion et la réhabilitation des ressources naturelles, les bonnes pratiques en matière d’hygiène et l’accès aux installations sanitaires.
La réduction de l’incidence des maladies hydriques par l’amélioration de l’accès à l’hygiène et l’assainissement
La réponse aux épidémies de choléra
Depuis la sécheresse de 2008-2009, les deux épidémies de choléra qui ont suivi ont largement contribué à l’augmentation du taux de mortalité dans le district de l’Est Pokot. La première épidémie, enregistrée en novembre 2009, a causé la mort de 26 personnes et l’infection de plus de 200 autres. De nouveau en mars 2010, une autre épidémie a touché la communauté Pokot, faisant 2 morts et 146 malades. ACTED a mené une large intervention anti-choléra dans le pays en 2010, en mettant en œuvre des activités de promotion de l’hygiène et de distribution de « kits choléra ». ACTED a également mené des formations de grande envergure pour les femmes – principales travailleuses sociales au sein des communautés Pokot et acteurs les mieux à même d’impulser des changements en matière de pratiques d’hygiène – ce qui s’est révélé très efficace. Les bénéficiaires ont rapporté que de meilleures pratiques d’hygiène ont contribué à réduire de manière significative la prévalence des maladies hydriques, dont le choléra, au niveau domestique.
L’amélioration de l’accès aux installations sanitaires
La couverture de la Province Centrale du Kenya en termes de latrines est très faible ; environ 6 % en moyenne. La défécation en plein air est donc courante, et conduit à une forte contamination de l’eau disponible. Afin de prévenir la contraction de maladies hydriques par les enfants, ACTED a construit 80 latrines améliorées dans 10 écoles de la circonscription de Tangulbei, améliorant ainsi les conditions sanitaires de 1 802 enfants.
Le renforcement des capacités de résistance des communautés rurales aux effets négatifs du changement climatique
La garantie d’un accès à l’eau tout au long de l’année.
Pour faire face aux périodes récurrentes de sécheresse en Province Orientale (Kenya) et au Sud de la Somalie, les communautés pastoralistes ont amorcé un processus de sédentarisation massif dans les zones où l’eau est moins rare. En conséquence, les ressources en eau ont été surexploitées. Augmenter la résilience des communautés au manque d’eau a été l’une des priorités d’ACTED en 2010. Environ 20 sources ont été réhabilitées et protégées au Kenya et en Somalie à travers des activités de Travail contre Paiement et de Travail contre Nourriture, augmentant ainsi les quantités d’eau disponibles au cours de l’année pour les populations rurales vulnérables.
La réhabilitation de ressources naturelles essentielles
La sédentarisation des populations pastoralistes a entraîné une dégradation des pâturages situés à proximité des centres urbains dans le district kenyan de l’East Pokot, et leur indisponibilité pendant les saisons sèches. ACTED a contribué à la réhabilitation de ces pâturages et à la formation de 7 organisations communautaires pour la production du fourrage, afin d’en assurer la disponibilité pour les animaux producteurs de lait pendant les saisons sèches. De plus, l’érosion des sols, qui conduit au délabrement des moyens de subsistance des fermiers, a été jugulée grâce à une opération de reforestation massive.
La promotion de solutions locales par la formation
Au Kenya aussi bien qu’en Somalie, ACTED a dispensé des formations à 20 Comités locaux de gestion de l’eau pour garantir un accès régulé et durable aux points d’eau. De même, plus de 800 agriculteurs ont pu bénéficier de formations à l’agriculture de conservation et à différentes méthodes de culture visant à améliorer leur préparation aux chocs climatiques.
Vers une approche géographique et méthodologique intégrée
ACTED développe ses programmes dans le Sud de la Somalie, en mettant l’accent sur sa capacité à répondre aux crises, et en s’assurant que les populations locales bénéficient de projets de long-terme visant à améliorer leurs moyens de subsistance. Ces projets prennent la forme de soutiens liés à la nourriture, à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement, et aux moyens de subsistance pour les communautés agropastoralistes vulnérables.
ACTED étend ses programmes à l’ensemble du District de l’Est Pokot et cherche à apporter un soutien dans les zones arides et semi-arides, où les populations font face à des défis similaires à ceux affrontés par les communautés Pokot. ACTED met à profit le succès de ses activités dans le domaine de l’eau et de l’assainissement et se concentre sur une stratégie globale de long-terme visant à assurer l’accès aux points d’eau et à l’assainissement sur l’ensemble du district. Cela se fait à travers la promotion de l’Assainissement total à l’initiative de la communauté (Community-Led Total Sanitation – CLTS), des pratiques d’hygiène améliorées et le développement d’activités génératrices de revenus orientées vers la fourniture de services dans le domaine de l’eau et de l’assainissement. ACTED continue également de soutenir les moyens de subsistance des communautés nomades, notamment en promouvant le développement des services de santé animalière au niveau communautaire.
ACTED au Kenya et en Somalie développe actuellement une approche régionale, notamment à travers des interventions transfrontalières avec l’Ouganda, dans le but d’améliorer la coopération entre les communautés nomades qui entrent souvent en conflit, et d’augmenter leur résistance aux chocs climatiques à travers une préparation accrue et une meilleure gestion des ressources.









