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Côte d'Ivoire


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Répondre à la violence post-électorale et préparer la reconstruction - La mission d’ACTED en Côte d’Ivoire a ouvert en avril 2011 avec pour objectif de protéger les populations les plus vulnérables des conséquences de la violente crise post-électorale de 2010/2011. Ainsi, la priorité d’ACTED a été de répondre aux besoins alimentaires urgents des ménages vulnérables affectés par les affrontements, les pillages et les destructions. Constatant la volonté de relèvement de ces populations dynamiques, ACTED a adapté son intervention pour se focaliser sur l’autonomisation des ménages soutenus et la reconstruction du pays à moyen terme. Ceci a donné lieu à l’initiation d’une stratégie visant à la relance des moyens de subsistance des ménages vulnérables.

Soutien alimentaire d’urgence et activités de travail contre paiement

ACTED a répondu à l’urgence humanitaire en Côte d’Ivoire quatre mois après les explosions de violence qui ont suivi l’annonce des résultats de l’élection en décembre 2010. Le projet a démarré avec des activités de travail contre paiement et de transferts inconditionnels d’argent dans les quartiers les plus affectés des communes vulnérables d’Abobo et Yopougon à Abidjan. Ce projet a ciblé plus de 70 000 personnes vulnérables, la plupart déplacées au cours de la crise et victimes de pillages et de destructions, et a atteint des résultats encourageants en termes d’amélioration de la sécurité alimentaire et d’accès aux biens de première nécessité. Les activités d’assainissement par le biais du travail contre paiement ont permis aux bénéficiaires de travailler ensemble à la poursuite d’un objectif commun pour la première fois depuis la crise, renforçant ainsi la cohésion sociale et la solidarité. Grâce aux transferts inconditionnels d’argent, les personnes les plus vulnérables de la communauté (veuves, personnes handicapées, âgées, blessées, femmes enceintes ou allaitantes) ont également bénéficié d’une aide. Cependant, les enquêtes post-distribution ont révélé d’autres besoins importants, avec une forte volonté des bénéficiaires de reprendre les activités génératrices de revenus qu’ils avaient avant la crise.

Transition vers la reconstruction

Suite à la phase d’urgence, ACTED a démarré une deuxième phase d’intervention avec un projet à Abidjan visant à aider les foyers vulnérables à relancer leur activité économique par le biais de formations professionnelles et d’investissements, assurant ainsi des moyens de subsistance durables à 30 000 personnes dans le besoin. En parallèle, les transferts inconditionnels d’argent ont été maintenus pour soutenir 10 000 autres personnes parmi les foyers les plus vulnérables, leur évitant ainsi de basculer dans la grande pauvreté et la malnutrition. Ce second projet a permis à ACTED d’initier la transition entre urgence et reconstruction vers une phase de développement à plus long terme. S’appuyant sur le succès des interventions communautaires en matière de réconciliation et de renforcement des liens entre les communautés d’Abidjan, ACTED est convaincue de la pertinence d’une telle approche dans ce contexte post-conflit et compte poursuivre son travail avec et en faveur de ces communautés en 2012.

Une approche holistique pour une reconstruction durable

2012 est une année primordiale pour la Côte d’Ivoire qui opère une transition difficile entre une crise violente et un retour à une dynamique de développement pacifié. Pour répondre à ce défi, ACTED développera de nouvelles interventions dans les quartiers vulnérables d’Abidjan, où il demeure extrêmement important de continuer à couvrir les besoins à court et à plus long termes. ACTED va également exploiter au maximum son expertise en sécurité alimentaire, réhabilitation et développement économique, pour la mise en œuvre de projets dans des zones rurales du pays. Une approche holistique sera privilégiée afin de répondre de manière intégrée aux enjeux d’autosuffisance alimentaire, d’accès à l’eau et à l’assainissement, de scolarisation et de réinsertion socioprofessionnelle des populations les plus vulnérables, tout en promouvant leur autonomisation. La problématique de la cohésion sociale, encore très sensible dans de nombreuses zones, sera traitée de manière transversale dans tous les projets mis en œuvre en 2012. En effet, au-delà des infrastructures endommagées par les affrontements, c’est bien le vivre-ensemble qu’il s’agit de reconstruire, car le relèvement du pays à plus long terme ne saurait être durable sans la réconciliation des communautés qui le composent.

Partenaires en 2011

Service d’aide humanitaire et de la protection civile de la Commission européenne (ECHO).

Japan International Cooperation Agency (JICA)

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