Skip to Content

actualité | 19 Avril 2017 | RDC | Urgence

Sensibiliser les populations des abords du fleuve Ubangui à l’importance du traitement de l’eau

Les populations habitant le long de la rivière Ubangui, dans le nord de la République démocratique du Congo, ont pour seule source d’eau celle de la rivière, impropre à la consommation, et qui contribue à la morbidité et la mortalité de la population. Pour répondre à cet enjeu, ACTED RDC prévoit d’installer des points d’eau et de sensibiliser les populations vivant le long de la rivière Ubangui aux techniques de traitement de l’eau.

Le monde entier a célébré le 22 mars, comme chaque année, la Journée mondiale de l‘eau. Pour l’occasion, l’équipe de sensibilisation d’ACTED a organisé une session de sensibilisation sur les modes de traitement de l’eau à Libenge, Sud Ubangui, dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo. ACTED intervient dans le Sud-Ubangui depuis 2012 dans le secteur de l’eau, l’hygiène et l’assainissement, grâce au soutien financier du Bureau pour la Population, les Réfugiés et la Migration (BPRM) du Gouvernement américain.

Depuis début 2013, lorsque la crise a éclaté en Centrafrique, la région du Sud-Ubangui a connu un important afflux de réfugiés centrafricains fuyant les combats dans leur pays. La plupart de ces réfugiés sont logés par des familles d’accueil dans les villages situés au bord de la rivière Ubangui, dont la majorité ne dispose pas de sources ou de puits aménagés. Ainsi, les seules ressources en eau accessibles aux habitants de ces villages sont la rivière et quelques mares. ACTED a rencontré Catherine, bénéficiaire du projet vivant dans le village de Botombeke, situé au bord de la rivière Ubangui, à 59 km de Libenge, qui a livré ses impressions sur la situation : « Cela fait plus de 20 ans que j’habite ce village, la rivière est ma seule ressource en eau. Et ce, pour tous mes travaux ménagers ainsi que pour la boisson. Je sais qu’elle est sale, mais je n’ai pas d’autres choix que de l’utiliser jusqu’à ce qu’un point d’eau aménagé soit construit ». Dans le souci de réduire les risques de morbidité et de mortalité due aux maladies hydriques, ACTED met en œuvre un projet d’eau, hygiène et assainissement dans 12 villages de la zone. Botombeke est l’un des villages partenaires du projet bénéficiant de la construction d’un puit.

La Journée mondiale de l’eau y a été célébrée cette année autour du thème des eaux usées, organisée par l’équipe de sensibilisation d’ACTED à Libenge en collaboration avec le Bureau Central de zone de santé de Libenge. Les statistiques démontrent que 612 personnes souffrant de maladies diarrhéiques se présentent tous les mois dans les centres de santé de la zone de santé de Libenge pour se faire soigner. En effet, les maladies hydriques, comme le choléra, sont endémiques dans la province, et sont causées par ces eaux de mauvaise qualité. Il était ainsi devenu nécessaire de sensibiliser les populations hôtes et réfugiées au plus vite sur l’importance d’utiliser une eau de qualité pour la boisson et la cuisine. Les sensibilisations continueront tout au long du projet jusqu’à la réalisation des ouvrages hydrauliques prévus. À l’occasion de cette Journée mondiale de l’eau, ACTED a sensibilisé des centaines des personnes sur le mode de traitement de l’eau, stratégie qui a rencontré l’assentiment de tous.