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actualité | 22 Juillet 2013 | | Emergency

Un Ramadan frugal dans le plus grand camp de réfugiés de Jordanie : Zaatari

Le camp de Zaatari, qui accueille les réfugiés syriens depuis le 31 juillet 2012. © ACTED

Pendant le mois de la fête familiale du Ramadan, des millions de musulmans jeûnent dans le monde entier. Cette année, les réfugiés syriens du camp de Zaatari, dans le nord de la Jordanie, fêtent eux aussi le Ramadan, mais dans une ambiance frugale. Le jeûne est difficile dans la chaleur du désert jordanien, et de nombreux réfugiés souffrent d’autant plus de l’éloignement avec leur famille restée en Syrie.

Debout dans la chaleur du camp de réfugiés de Zaatari, Osama sourit fièrement alors qu’il prépare une fournée de qatayef – une friandise typique du Moyen-Orient qui est mangé pendant l’iftar, la fin du jeûne durant le Ramadan. Osama est l’un des 120 000 réfugiés syriens qui résident dans le camp de Zaatari, le plus grand de Jordanie. Il était boulanger en Syrie et vend désormais ses confiseries sur le marché du camp, ce qui lui rappelle son pays ébranlé par le conflit.

Malgré les conditions difficiles au sein du camp de Zaatari, situé dans le désert et où les tempêtes de sable sont fréquentes, la plupart des réfugiés font le jeûne pendant le Ramadan. Pour faire face à la chaleur et la soif, de nombreux réfugiés restent à l’abris dans leur tente ou leur caravane pendant la journée, puis fêtent l’iftar avec leur famille lorsque la nuit tombe et la température baisse. Au Moyen-Orient, le Ramadan est synonyme de décorations, de magasins remplis de bonbons et de familles qui fêtent l’iftar ensemble joyeusement. Cependant, cette année, l’ambiance est calme dans le camp de Zaatari.

Des examples d'hospitalité

Ghada est une mère de douze enfants généralement souriante ; mais aujourd’hui, son regard est nostalgique ; elle se remémore les célébrations du Ramadan dans son pays d’origine. Comme l’explique Ghada, assise sur un coussin au sol de sa caravane, l’esprit et la signification du Ramadan repose sur la famille et les voisins qui se réunissent pour partager un repas, renforçant ainsi la solidarité et la communauté. Cependant, de nombreux réfugiés de Zaatari ont perdu certains membres de leur famille ou en ont laissé en Syrie.

C’est le deuxième Ramadan de Ghada dans le camp de Zaatari, après avoir fui la Syrie avec son mari et ses enfants. Elle reconnaît que le Ramadan se passe mieux cette année, car elle vit désormais dans une caravane fournie par le HCR au lieu d’une tente, et l’approvisionnement d’eau, assuré par ACTED, s’est considérablement amélioré. Ghada et Mustafa sont eux aussi des exemples d’hospitalité, car ils accueillent d’autres personnes à venir partager la rupture du jeûne et gardent un esprit positif malgré leur situation.

Les équipes de promotion de l’hygiène d’ACTED transmettent leurs messages de bons réflexes d’hygiène par du porte-à-porte, malgré les conditions difficiles lors des journées de jeûne, en plus de la chaleur estivale. Aujourd’hui, les équipes de nettoyage sont affairées dans les rues du camp et les camions se succèdent pour livrer assez d’eau pour le prochain iftar.