Partenaire TSF - « Opérationnels sous 24 heures »
Interview avec Jean-François Cazenave, Président de Télécoms Sans Frontières (TSF)
Par votre mobilisation sur les urgences et par la particularité de votre métier, pourriez-vous nous décrire en quelques lignes l’approche de TSF sur une urgence ?
TSF travaille aussi des actions de prévention et même de développement, mais en priorité sur les urgences. Nous sommes très liés à nos partenaires dans ces contextes, notamment le Service d’aide humanitaire de la Commission européenne et le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA). Nous avons des bases régionales à Washington (Etats-Unis) et à Managua (Nicaragua) pour les réponses sur tout le continent américain, à Bangkok (Thaïlande) pour l’Asie et l’Afrique de l’Est, et à Pau (France) pour l’Afrique du Nord et de l’Ouest. Nous intervenons dans les toutes premières heures des catastrophes, pouvant décoller sous trois heures, et étant opérationnels sur le terrain dans les 24 heures. C’était le cas en Haïti, où le lendemain du tremblement de terre à 9 heures, le Premier ministre Jean-Max Bellerive et la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) avaient une connexion internet grâce à nous. En 2006, OCHA nous a désignés « First responder » du cluster humanitaire télécoms.
Les besoins en télécommunications diffèrent selon les contextes. Comment avez-vous identifié la réponse adéquate en Libye ?
Une intervention en Libye était en plein dans notre mandat. Nous étions dès le mois de février, au début des déplacements de populations, présents sur la frontière tuniso-libyenne. Grâce à nos partenariats autres qu’institutionnels, nous avons pu opérer en fonds propres après la situation d’urgence immédiate. Jusqu’au 15 mai, nous avons établi 40 000 connexions satellitaires pour 30 500 bénéficiaires, de 40 nationalités différentes. Après, selon l’évolution du contexte et de l’avancée des forces du Conseil National de Transition, nous avons suivi ACTED jusqu’à Benghazi puis Misrata, offrant une connexion satellite haut débit et des équipements informatiques aux travailleurs humanitaires de la zone, avant de mettre en place des centres de télécoms à Yefren, Jadu et Nalut [au sud-ouest de Tripoli]. Depuis, nous avons mis en place le 15 octobre à Syrte plusieurs centres de télécoms ouverts à toute organisation travaillant dans la zone.
A Misrata, vous étiez membre du « hub humanitaire » avec ACTED, entre autres. Est-ce une approche classique de TSF sur une urgence, dans le cadre d’un consortium ?
La création du hub humanitaire est parue comme une évidence dans ce contexte. A Misrata, cela a très bien fonctionné car le hub était fréquenté par au moins huit ONG, opérationnelles sur la zone, donc notre réponse était tout à fait adaptée. TSF est une ONG qui travaille beaucoup sur l’urgence, donc le consortium n’est une démarche que si la réponse peut être immédiate, ce qui était le cas à Misrata.
Pour plus d'informations sur TSF, consultez leur site internet: www.tsfi.org
Dernières actualités Libye
- Un nouveau départ
- Partenaire TSF - « Opérationnels sous 24 heures »
- VIDEO: ACTED et UNICEF font équipe pour rouvrir les écoles en Libye
- VIDEO: Le hub humanitaire mis en place par ACTED à Misrata sur CNN
- La crise libyenne provoque un retour massif des migrants
- LIBYE : soutien aux dynamiques de reconstruction
- VIDEO: ACTED soutient 46 boulangeries de Misrata








