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actualité | 04 Juin 2018 | Sénégal | Réhabilitation

De nouvelles méthodes pour une meilleure santé

Un représentant d’une organisation de la société civile formé par ACTED présente aux populations de Ranérou-Ferlo des solutions pour améliorer leur santé au quotidien, ici : le raccordement à l’eau courante et potable, ACTED 2018

Renforcer la société civile, collaborer avec les populations, améliorer les systèmes d’assainissement au Sénégal

Dans de nombreux pays d’Afrique Subsaharienne, l’assainissement est une priorité du développement, dans le but d’améliorer la santé et l’hygiène. Pour atteindre d’ici 2030 ses objectifs de développement durable, la communauté internationale s’est engagée notamment à l’objectif 6, qui a pour but de « garantir l’accès de toutes et de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau ». C’est l’une des priorités de la zone : au Sénégal, parmi les 34% de la population qui ne disposent pas de toilettes améliorées, 14% pratiquent la défécation à l’air libre.

La dynamisation de la société civile par le jeu

C’est dans ce cadre que depuis octobre 2017, ACTED et Irstea, partenaires pour le projet PLANISSIM, travaillent avec des organisations de la société civile à Rufisque (région de Dakar) et Ranérou-Ferlo (région de Matam) afin de trouver ensembles des solutions participatives et durables pour améliorer les systèmes d’assainissement locaux.

En mars 2018, les organisations de la société civile ont bénéficié d’une semaine de formation sur les techniques d’assainissement, les démarches participatives, ainsi que l’outil participatif utilisé dans le cadre du projet : WasteWAG. L’outil WasteWAG est une méthode de décision participative, sous forme de jeu de plateau, pour la gestion de ressources et d’un environnement commun. Suite à des études et visites du terrain, ACTED et Irstea ont calibré l’outil et l’ont adapté à la structure de l’espace de chacune des zones, afin de représenter leur environnement géographique, social et économique.

Les habitants au cœur de la démarche participative

Les organisations de la société civiles participantes ont par la suite organisé des sessions de sensibilisation dans leurs quartiers pendant une semaine. Ces rencontres ont permis aux organisations de présenter l’outil aux habitants et de recueillir des repères clés sur leurs habitudes en termes d’assainissement, leurs besoins, et leurs aspirations.

Lors de la semaine de sensibilisation des populations de Rufisque en avril, Elise, une volontaire de l’aide de l’Union Européenne au Sénégal, a assisté des organisations de la société civile. Chaque session a rassemblé douze habitants du quartier, se sentant concernés par les problématiques liées à l’assainissement.

Les séances ont permis de soulever les problématiques les plus urgentes pour les habitants de chaque quartier, qui se sont rapidement familiarisés avec l’outil et ses enjeux. « La santé n’a pas de prix, mais elle a un coût », a précisé un participant de la session du quartier Dabakh à Rufisque. « Nous devons travailler ensemble pour résoudre les problèmes d’assainissement ! »

A Cité Tacco, un autre quartier de Rufisque, une participante a également partagé son opinion sur la situation : « La solidarité, c’est la clé pour être en bonne santé, et rompre la contamination collective, due à une mauvaise gestion des eaux usées ». Un des enseignements majeurs tiré par les 300 participants des 23 sessions organisées est : « Un assainissement collectif est la solution définitive pour régler les problèmes d’eaux usées », a fini par conclure un habitant du quartier Santa Yalla.

Vers la co-construction de systèmes d’assainissement adaptés aux besoins des populations

Suite à ces séances de sensibilisation, les points focaux des organisations de la société civile participant au projet sont chargés de regrouper deux personnes par quartier. Ces personnes participeront à l’étape suivante du projet, prévue pour juillet 2018 : la planification des systèmes d’assainissement. Cette étape est cruciale pour le projet : les organisations, avec l’aide des populations, vont se rencontrer pendant plusieurs jours pour élaborer des modèles d’assainissement durables et adaptés à leur localité. L’approche participative est donc cruciale dans le cadre de ce projet d’assainissement, qui a à terme pour objectif de développer un plan d’action de plaidoyer, afin que les organisations de la société civile puissent valoriser les modèles d’assainissement créés et de collaborer avec les institutions étatiques.

 

Le présent document a été élaboré avec l’aide financière de l’Union Européenne. Le contenu de ce document relève de la seule responsabilité d’ACTED et ne peut aucunement être considéré comme reflétant le point de vue de l’Union européenne.