Le maraîchage : une source de revenus et de diversification alimentaire pour les populations vulnérables
Il est 16h à Zémio quand notre équipe arrive sur la parcelle maraichère du groupement « Tenons la main ». Nous rencontrons, en train d’effectuer l’arrosage quotidien, la présidente du groupement, Georgette Daoua, 40 ans, mariée et mère de 6 enfants, qui nous accueille avec enthousiasme fière de montrer le fruit du travail de son groupement.
Avant l’arrivée d’ACTED, Georgette faisait du petit commerce. Elle dirige maintenant un groupement de 15 ménages dont 6 composés de femmes seules. Dans le cadre d’un projet visant à renforcer la sécurité alimentaire des populations vulnérables déplacées, réfugiées, et hôtes, ACTED, en partenariat avec ECHO, soutien 660 ménages dans la production maraichère des communes de Zémio, Mboki et Djémah.
Pour Georgette, le maraîchage n’est pas une activité nouvelle puisqu’elle a commencé à semer les premières graines avec ACTED en 2010. Cependant l’assimilation des techniques de maraîchage et la mobilisation des membres du groupement est un processus qui a pris du temps. « Au début j’avais de grandes difficultés à faire participer les membres du groupement à l’arrosage quotidien des planches mais maintenant tout le monde s’y met ! »
« Les tomates, la laitue, le gombo et les oignons se vendent bien sur le marché, raconte Georgette. Nous estimons gagner encore 300 000 FCA avec la vente du reste de la production (450 euros environ)». Grace à la mobilisation et l’investissement de tous, la vente de la première partie des récoltes a déjà rapporté 70 500 FCFA (soit environ 100 euros).
L’activité de maraîchage a également eu un impact positif sur les modes de consommation des membres du groupement. « On a maintenant la possibilité de manger des aliments frais en saison sèche comme le gombo ou encore la laitue», s’enthousiasme Georgette.
Avant de partir nous l’interrogeons sur ses perspectives après la fin du projet ACTED. « La formation d’ ACTED en techniques maraichères, production de semences et gestion d’un groupement, m’a permis d’acquérir les compétences suffisantes pour continuer de manière autonome et lancer la prochaine campagne maraichère sans aide extérieure ».
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