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actualité | 22 Février 2016 | Niger | Urgence

Lac Tchad : les équipes d’ACTED au Niger poursuivent leur action dans les camps pour soutenir les populations réfugiées et déplacées

@ACTED Niger : mobilisation sociale

Une population affectée par le climat d’insécurité

Depuis 2014, la population vivant autour du Lac Tchad vit dans un climat continu d’insécurité, avec des attaques de villages et des violences quasi quotidiennes. Ces attaques d’une extrême violence ont poussé les populations installées aux abords du lac et sur la frontière entre le Niger et le Nigéria à se déplacer en masse dans la région de Diffa, au Niger.

En décembre 2015, le Haut-Commissariat pour les Réfugiés (UNHCR) et la CNE (Commission Nationale d’Eligibilité du Niger – l’entité en charge de la détermination du statut de réfugié au sein du Ministère de l’intérieur) dénombraient plus de 250 000 personnes déplacées, dont des réfugiés nigérians, des retournés nigériens mais aussi des déplacés internes, notamment des nigériens qui ont dû quitter leurs villages. Ces populations déplacées comptent en majorité des femmes, des enfants et des personnes vulnérables, qui se retrouvent dans le dénuement le plus total malgré l’appui des communautés hôtes. En effet, ces dernières, déjà très vulnérables, peinent à assurer des revenus suffisant pour nourrir leur famille et répondre à leurs besoins de base, et leur situation se détériore rapidement avec l’afflux de ces nouvelles personnes. Les taux de malnutrition infantile dépassent désormais les seuils critiques, et les afflux de populations rendent la situation encore plus difficile.

Pour faire face à ce contexte difficile, les acteurs humanitaires sont amenés à intervenir rapidement et de manière coordonnée dans la région.

Assurer des conditions de vie dignes aux réfugiés et aux déplacés internes dans les camps

En 2015, les équipes d’ACTED au Niger ont assuré la gestion de camps de réfugiés et de déplacés internes sur les sites de Sayam Forage et de Kablewa dans la région de Diffa, mis en place avec l’appui de l’UNHCR et du gouvernement nigérien. Les équipes d’ACTED ont œuvré pour le soutien des populations de ces deux camps, accueillant plus de 6 000 personnes, pour assurer des conditions de vie dignes et l’accès aux services de base. De plus, ACTED est intervenue en 2015 avec le soutien du Programme Alimentaire Mondial (PAM) afin d’assurer des distributions de vivres au sein des camps et dans des communes de la région accueillant des populations très vulnérables.

Malgré l’installation des camps, de nombreuses populations déplacées ont fait le choix de demeurer parmi les communautés locales. ACTED est également intervenue auprès de ces populations et des communautés locales déjà vulnérables, dont les besoins sont accentués par la crise. Ainsi, les équipes d’ACTED sur le terrain réalisent, en partenariat avec le PAM, des distributions alimentaires de vivres pour 15 000 personnes vulnérables.

La crise du Lac Tchad : aider une population prise au piège entre insécurité et changement climatique

La situation de ces populations demeure précaire alors même que le nombre de déplacés ne cesse d’augmenter. Par ailleurs, les difficultés que connait la région sont accrues par le changement climatique, qui engendre conflits, déplacements de population et difficultés d’accès à l’eau. ACTED travaille au quotidien avec ses partenaires sur le terrain (les organismes des Nations Unies, le gouvernement nigérien et les ONG locales et internationales) pour que les populations continuent à recevoir l’aide humanitaire d’urgence qui est aujourd’hui nécessaire à leur survie.