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actualité | 11 Octobre 2010 | France | Urgence

Indice de la faim dans le monde 2010

Opération de nutrition infantile à Ouré Cassoni (Tchad) copyright Gwenn Dubourthoumieu

A cinq ans de la date butoir fixée pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), parmi lesquels celui de réduire de moitié la proportion de la population qui souffre de la faim, le rapport « L’indice de la faim dans le monde 2010 », souligne la forte prévalence de la malnutrition infantile ainsi que la persistance de la faim dans le monde. En 2009, peu après la crise des prix alimentaires et en pleine récession économique mondiale, le seuil historique du milliard de personnes souffrant de la faim a été franchi.

Publié, pour la cinquième année, avant la Journée mondiale de l’alimentation (le 16 octobre), ce rapport propose un état des lieux de la faim comparatif calculé à partir de trois indicateurs : la proportion de la population sous-alimentée, la prévalence de l’insuffisance pondérale infantile et le taux de mortalité infantile.

Parmi les 122 pays en développement et en transition qui ont fait l’objet de l’étude, 29 présentent des niveaux de faim « extrêmement préoccupants » ou « alarmants ». Les pays à GHI « extrêmement alarmant », à savoir le Burundi, le Tchad, la République Démocratique du Congo et l’Erythrée, se situent tous en Afrique sub-saharienne. La plupart des pays ayant un indice « alarmant » se trouvent également dans cette région et en Asie du sud. La République Démocratique du Congo est le pays qui a subi la plus grande détérioration de son indice.

Selon « L’indice 2010 de la faim dans le monde », la malnutrition chez les enfants de moins de deux ans constitue l’un des principaux obstacles à la réduction de la faim dans le monde. Or, des études récentes ont montré que les 1000 jours qui s'écoulent entre la conception et le deuxième anniversaire de l'enfant représentent une fenêtre d’opportunité pour améliorer l’état nutritionnel et de développement des nourrissons et des jeunes enfants. C’est pendant cette période cruciale pour leur croissance que les enfants ont le plus besoin d’une alimentation adéquate. C’est également pendant cette période que les interventions visant à prévenir la sous-nutrition affichent les meilleurs résultats.

Pour réduire la faim dans le monde, le rapport recommande donc que les pays :

  • ciblent les interventions là où elles feront le plus de bien : les femmes enceintes et allaitantes ainsi que les enfants de moins de deux ans ;
  • s’attaquent aux causes sous-jacentes de la malnutrition, telles que la pauvreté, les inégalités entre les genres et les conflits ;
  • engagent, habilitent et soutiennent les personnes œuvrant sur le terrain à l’amélioration de la nutrition au niveau local ; et
  • fassent de la nutrition une priorité politique, notamment en ce qui concerne les jeunes enfants.

Le rapport « L’indice de la faim dans le monde 2010 » est développé par l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI), Welthungerhilfe et Concern Worldwide, et porté en France par ACTED.

Télécharger ici le Rapport Indice de la faim dans le monde 2010

Pour plus d’informations, veuillez contacter : Adrien Tomarchio, 01 42 65 33 33