Haïti : état des lieux après le passage de la tempête Isaac
PORT-AU-PRINCE [ACTED News] – La tempête tropicale Isaac qui a touché Haïti dans la nuit de vendredi à samedi, et les pluies et rafales de vent qui l’ont accompagnée, ont eu de nombreuses conséquences sur l’ensemble du pays avec des chutes d’arbres, des inondations et la destruction de certains logements. L’impact de la tempête a été particulièrement ressentie dans les camps où 390 000 déplacés continuent de vivre dans des conditions d’habitation et d’hygiène précaires.
Dès le samedi matin, les équipes d’ACTED ont été mobilisées pour mener des évaluations en coordination avec l’ensemble des acteurs humanitaires.
Dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, les équipes ont évalué l’impact de la tempête sur 45 camps. Les principaux dommages ont été enregistrés au niveau des abris et des infrastructures d’assainissement, et la situation est considérée comme urgente dans 19 camps où les abris doivent être remplacés rapidement. Des kits d’urgence vont être distribués immédiatement par l’Organisation internationale pour les migrations. ACTED, qui possède des stocks de bâches et de savon, commencera les distributions dans les jours qui viennent.
A Léogâne, les principaux dégâts matériels recensés sont également au niveau des abris. Les équipes de la zone sont en discussion avec les autorités locales pour trouver des solutions d’hébergement temporaire n’entravant pas le processus d’aide au retour et de fermeture des camps actuellement mis en œuvre par ACTED.
Pour le Bas-Artibonite, quelques écoles ont été endommagées mais assez peu de dégâts sont à déplorer. Sur le Plateau Central en revanche, de nombreuses toitures ont été arrachées, une unité de traitement du cholera a été sérieusement endommagée et 476 personnes ont été déplacées dans le sud du département. Dans cette zone, ACTED a initié des activités d’évaluation et de distribution via son mécanisme de réponse rapide soutenu par l’UNICEF.
19 personnes ont trouvé la mort lors du passage d’Isaac et de nombreux dégâts matériels sont à dénombrer. Les risques de manque d’eau potable et de contamination des points d’eau dans les camps, ainsi que les nombreux cas d’inondations partout dans le pays, sont des sujets d’inquiétude majeurs et placent les acteurs locaux et humanitaires en alerte maximale face au risque de propagation des maladies hydriques telles que le choléra.








