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actualité | 24 Mars 2016 | Tadjikistan | Réhabilitation

Garantir l'accès durable à l'eau potable dans les villages isolés du Tadjikistan

@ACTED Tajikistan / 2016 - Creusement de tranchées pour l'installation de système d'adduction d'eau à Chulduchtaron, Tadjikistan.

ACTED a mis en oeuvre un projet avec le soutien du PNUD pour la construction d'un nouveau système d'approvisionnement en eau pour garantir l'accès de tous à de l'eau potable dans trois villages isolés du district de Kathlon, Chulduchtaron, Pakhmdara et Novobod, au Tadjikistan.

Avant la mise en oeuvre de ce projet, les populations de ces trois villages n'avaient pas accès à l'eau potable. La seule source disponible permettait à à peine dix familles d'avoir de l'eau. Le reste de la population, soit plus de 1 100 personnes, récupéraient l'eau entraînée avec les coulées de boue, de très mauvaise qualité. De plus, ces boues sèche tous les ans entre mars et novembre, si bien qu'à cette période les habitants devaient parcourir cinq kilomètres jusqu'à un village voisin pour trouver de l'eau et la ramerner à dos d'âne dans leur village, collecter l'eau de pluie, acheter de l'eau ou utiliser celle qu'ils avaient pu stocker au cours des mois précédents.

Les nouveaux systèmes d'approvisionnement en eau collectent l'eau de deux captages de sources dans les villages et d'une autre source quelques kilomètres plus loin pour approvisionner des réservoirs d'eau pouvant contenir jusqu'à 23 m3 d'eau. Les réservoirs servent à approvisionner les villages en eau, permettant aux plus de 1 100 habitants de bénéficier de plus de 30 000 m3 d'eau par an. De plus, les résevoirs ont été conçus de manière à fonctionner sans électricité, pour garantir un service continu toute l'année. Les résevoirs ont été testés afin de garantir la qualité et la sûreté de l'eau. Les équipes ont également formé et sensibilisé les bénéficiaires aux bonnes pratiques d'hygiène et d'assainissement.

Zayniddinov préside le comité de la mahalla (une subdivision urbaine au Tadjikistan) de Chulduchtaron. Il explique que "la population des trois villages a contribué à la mise en oeuvre du projet en creusant 13 kilomètres de tranchées pour les canalisations d'eau. Les équipes étaient réparties par rue, et chaque équipe était chargée de creuser des tranchées sur une parcelle donnée."

D'après Ashropova, une infirmière dans un centre de santé, "avant le manque d'eau propre et potable causait la hausse de maladies infectieuses transmises par l'eau et l'insalubrité, d'autant plus que les populations avaient un accès limité aux connaissances et aux structures d'hygiène et d'assainissement. Aujourd'hui, ls analyses que nous avons faites quatre mois après  la construction des nouveaux systèmes d'approvisionnement en eau montrent que ces maladies ont diminué de presque 50%. Il n'y a pas de nouveaux cas de diarrhée, de dysenterie, de typhoïde et d'hépatite durant ces derniers mois."

Une coopérative d'eau a été constituée pour faire le suivi sue l'approvisionnement en eau. Nizomov, son président, explique qu'elle est maintenant tout à fait opérationnelle : "notre participation aux formations sur les droits et les responsabilités des citoyens en rapport aux enjeux liés à l'eau potable et des lois et réglementations sur l'eau a permis d'accroître nos compétences pour co-gérer c service. Nous avons constitué une coopérative des eaux publiques qui réunit les eaux des trois villages concernés. Nous sommes chargés de l'entretien et des opérations techniques concernant les systèmes d'eau. Nous sommes financés par des contributions dûes par chaque foyer pour l'utilisation de l'eau, à hauteur de 1 somoni (0,12$) par foyer par mois."