Skip to Content

actualité | 26 Décembre 2012 | Inde | Urgence

Face aux inondations sur l’île de Majuli

Alors que leurs maisons sont inondées, les familles sont déplacées aux bords des routes.

Plus grande île fluviale au monde, Majuli s’étendait sur 1226 kilomètres carrés il y a 30 ans. Aujourd’hui, elle n’en fait plus que 576, en raison d’une forte érosion causée par la mousson annuelle, particulièrement virulente dans cette région. A la suite des inondations massives cette année, la population de l’île a d’importants besoins en termes d’abris, d’hygiène, et en moyens de subsistance.

Les évaluations ont permis de sonder les populations reculées, plus vulnérables.Assam, au nord-est de l’Inde, a été affectée par une mousson particulièrement forte fin septembre, touchant plus de deux millions de personnes dans 18 districts isolés. ACTED et ses partenaires se sont rendus en urgence sur l’île de Majuli, l’une des régions les plus isolées et les plus durement touchées, afin d’organiser d’évaluer les besoins et de mettre en œuvre des interventions d’urgence pour répondre aux besoins immédiats des populations.

Les équipes d’ACTED se sont mobilisées rapidement sur l’île, pour mener des évaluations des besoins des populations, dans des conditions difficiles, notamment des fortes pluies. Néanmoins, les équipes ont persisté, et ont pu identifier et soutenir, grâce aux évaluations, 2000 familles parmi les plus touchées.

Des besoins en termes d’abris, d’hygiène et de moyens de subsistance

Une jeune habitante de l'île touchée par les inondations.La population de l’île a été durement touchée par ces inondations, et a besoin de nourriture, de biens non alimentaires et d’infrastructures en eau, hygiène et assainissement (EHA). Les autorités ont commencé leurs propres distributions de riz et de dal, mais les ustensiles ménagers et d’hygiène manquaient cruellement à l’appel. Dans le cadre d’un partenariat avec l’UNICEF, ACTED a pu fournir des kits EHA et des kits d’abris à ces populations.

Autre conséquence des inondations ; les populations ont perdu une grande part de leurs cultures et donc une importante source de revenus. La population a dû recourir à des emprunts d’argent et à acheter de la nourriture et des semences à crédit, avec pour conséquence un endettement des familles. Il est difficile d’imaginer une issue à ce phénomène avant deux ans, dès lors que l’île n’est pas à nouveau victime d’une catastrophe naturelle.

Bien que les niveaux des eaux baissent enfin, il reste d’importants défis à relever : les inondations ont endommagé les cultures et sont à l’origine du retard de la phase de semence. Cela devrait avoir un impact négatif sur la prochaine récolte, à la fois en termes de revenus pour les populations, mais également pour leur sécurité alimentaire.

Bien que l’île de Majuli soit isolée et très souvent oubliée, les équipes d’ACTED se sont engagées à venir en aide aux populations locales, et préparent en ce moment une importante intervention de réduction des risques de catastrophes en 2013. L’objectif du projet est d’aider et de préparer l’île à faire face aux inondations récurrentes d’année en année.