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actualité | 14 Septembre 2012 | Kirghizistan | Réhabilitation

Construire la paix, une volonté kirghize

Discussion entre membres de la communauté des tensions et de la violence potentielle.

ACTED a mis en œuvre la création d’une première série de tables rondes sur les tensions actuelles au Kirghizistan et les solutions pour les éviter. En juin dernier, le premier des onze groupes de discussion a débuté la table ronde dans le sud du Kirghizistan pour discuter et faire face aux tensions dans les communautés et régions du pays, à travers un projet de construction de la paix soutenu par l’Agence américaine pour le développement international.

2010, en particulier, a été une année compliquée au Kirghizistan. Le pays a vécu une protestation d’ampleur nationale en avril 2010 et d’importantes violences dans les villes d’Osh et Jalal-Abad au sud-est du pays, notamment des affrontements ethniques et des destructions à grande échelle durant le mois de juin de cette année là. De plus, le Kirghizistan a connu des tensions et des violences au niveau micro-économique, au cœur des communautés, à travers tout le pays.

District de Kara-Suu à Osh, Kyrgyzstan : discussion des tensions et solutions potentielles En réponse à ces conflits, ACTED a mis en œuvre des tables rondes sur la construction de la paix, chacune rassemblant un réseau de personnes venant de différentes parties de la société telles que le gouvernement officiel, les membres de la société civile, les religieux et les chefs de communauté. Les onze tables rondes ont couvert des sujets sur les sources de conflits potentielles et les tensions spécifiques aux communautés notamment concernant l’eau, le chômage des jeunes, les violations de territoire et de frontières des pâturages.

La diversité des tensions perçues et des conflits potentiels a été soulignée à travers de nombreuses discutions. « Les problèmes que nous [citoyens kirghize] rencontrons sont hérités de nombreuses années de sous développement et ils ne sont pas traités, » confie un participant. « Les blessures psychologiques de nos enfants (dues au violences de juin 2010) n’ont pas guéri pour l’instant », raconte un autre participant. Des suggestions sur la réponse à ces tensions ont aussi été faites, indiquant qu’elles devaient être transmises aux autorités pour plus d’efficacité, dans le but de réduire les risques de violence au sein de la société kirghize.