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actualité | 21 Juin 2017 | Centrafrique | Développement

L’agriculture familiale en RCA : une nécessité et un art de vivre à préserver

Marceline bénéficiaire en route pour son champs à Kouango - ACTED RCA 2017

Oumba, petit village de 180 habitants situé dans le sud-est de la République centrafricaine, est l’un des 31 villages bénéficiaires de l’appui à la relance agricole amorcé par ACTED dans la région.

Marceline, une habitante du village, est mère de six enfants âgés de 6 à 16 ans. Âgée de 49 ans, elle élève seule ses enfants depuis la mort de son mari pendant le conflit qui a frappé la RCA en 2013. La famille de Marceline a été identifiée par sa communauté comme étant l’une des plus vulnérables du village et par conséquent, comme devant bénéficier du soutien d’ACTED.

«Moi et mes enfants ne vivons que de la terre qu’a laissé leur père, environ 0.25 hectare situé à 2km d’ici où je cultive manioc et sésame » précise-t-elle.

La sécurité alimentaire dans le sud-est du pays est préoccupante. L’agriculture y est familiale et bien souvent de subsistance. Elle ne permet de répondre qu’aux besoins alimentaires de base des ménages, sans offrir de possibilité de vente ou de diversité alimentaire. Les adultes comme les enfants ne consomment généralement qu’un seul repas par jour. Les productions sont peu variées et ne suffisent pas à tenir jusqu’à la prochaine saison agricole. Les familles ne possèdent pas toujours assez de graines pour assurer un bon semi de leurs champs.

Un appui d’urgence aux familles les plus vulnérables a été déclenché grâce au soutien d’OCHA. Les ménages identifiés ont bénéficié de formations sur les techniques agricoles et de vente. Ils ont également été fournis en semences et en outils afin de leur permettre d’appliquer les bonnes pratiques apprises et de diversifier leur alimentation.

Ce soutien a eu un véritable impact sur le renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des bénéficiaires, comme en témoigne aujourd’hui Marceline : « Aujourd’hui un nouveau jour se lève pour moi et mes enfants. Quand j’ai entendu parler du projet, je ne m’attendais pas à être parmi les bénéficiaires retenus dans mon village. J’ai été informée par le chef du village du passage de l’équipe d’ACTED et j’ai pu participer à la grande sensibilisation de masse. Cette initiative du champ maraîcher m’a beaucoup aidé surtout sur les techniques culturales. Grâce à ça, nous mangeons deux fois par journée. Toutes mes semences ont bien poussé mais la grande partie est pour la consommation de la famille compte tenu de notre effectif à la maison. Nous pratiquons les échanges des produits entre nous juste pour la variété alimentaire ».