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actualité | 14 Mars 2017 | | Urgence

ACTED mobilisée face à l'urgence alimentaire en Afrique

La Corne de l’Afrique et la bande sahélienne sont à nouveau touchées par la crise alimentaire, conséquence de la sécheresse qui persiste dans la région depuis trois ans, aggravée par les changements climatiques, et des crises politico-sécuritaires qui affectent le continent. Pour la première fois depuis 2011, l’Afrique fait à nouveau face à une situation de famine. En 2011, la Somalie avait été ébranlée par la famine avec plus de 260 000 de morts. Aujourd’hui, la Somalie a déclaré l’état de catastrophe nationale et se diriger dangereusement vers une nouvelle famine. L'état de famine a été déclaré au Soudan du Sud début mars, avec plus d’un million de personnes à risque, alors que 100 000 personnes sont déjà affectées. La situation est également préoccupante au Nigéria, au Niger, au Tchad, au Kenya et au Yémen.

ACTED, présente en Afrique depuis plus de 20 ans et au Yémen depuis 2012, mène des projets visant à renforcer la résilience des populations les plus vulnérables pour les aider à faire face à ces épisodes difficiles. Sur place, au Soudan du Sud, en Somalie, dans le Sahel et au Yémen, ACTED est l’un des principaux acteurs humanitaires mobilisés auprès des populations les plus affectés.

Entre sécheresses persistantes et crises politico-sécuritaires, la Corne de l’Afrique et la bande sahélienne sont à nouveau touchées par la crise alimentaire. L'état de famine a été déclaré il y a deux semaines au Soudan du Sud, avec plus d’un million de personnes à risque. La Somalie, déjà ébranlée par une famine majeure en 2011, a déclaré l’état de catastrophe nationale. La situation est également préoccupante au Nigéria, au Niger, au Tchad, au Kenya et au Yémen. Malgré la mobilisation en amont pour prévenir les crises et construire la résilience des populations, le déploiement d'une aide d'urgence est aujourd'hui indispensable face à l'ampleur de la crise, pour venir en aide aux personnes touchées par l'insécurité alimentaire.

Plus d’un million de personnes à risque de famine au Soudan du Sud

Au Soudan du Sud, les conflits, l’insécurité, les déplacements de population, les difficultés d’accès et les effets du changement climatique ont conduit à une situation d’insécurité alimentaire pour quelque 3,9 millions de personnes. Dans l’état de l’Unité (dans le nord du pays), particulièrement fragile et vulnérable, l’agriculture est fortement compromise du fait de la sécheresse et du manque d’accès à l’eau. Les communautés de la région doivent marcher pendant des heures pour accéder à des sources d’eau potable et ne peuvent transporter que le minimum pour leur consommation personnelle, au détriment de l’irrigation des cultures agricoles. Aujourd’hui, ces communautés sont contraintes de se nourrir de graines et de baies sauvages glanées, mais qui se font de plus en plus rares en l’absence de pluies.

Face à l’urgence, ACTED se mobilise pour organiser des distributions d’eau et de nourriture, tout en renforçant les moyens de production des agriculteurs et leurs capacités de résilience face aux aléas climatiques.

Conflits et sécurité alimentaire : au Yémen, plus d’1/4 de la population sans accès à de l’eau et de la nourriture en quantité suffisante

Au Yémen, la guerre a détruit la plupart des infrastructures et mis à mal les capacités de production agricole. Dans un pays qui importe 95% de ses denrées alimentaires, la population subit aujourd’hui les restrictions sur les importations de blé. Les équipes d’ACTED sur place évoquent une possible flambée des prix, avec une augmentation de 40 et 60% des prix du marché dans les jours à venir, avec l’entrée en période de soudure. 14 millions de Yéménites souffrent aujourd’hui d’insécurité alimentaire. Sans mobilisation et solutions pour assurer l’accès des populations aux denrées alimentaires, la situation pourrait se dégrader et les poches de famine et de faim se multiplier rapidement. ACTED donne la priorité aux transferts d’argent permettant aux familles les plus pauvres de continuer à s’alimenter. Notre mobilisation est totale.

Agir maintenant pour éviter une nouvelle famine en Somalie

En Somalie, plus de la moitié de la population, soit 6,2 millions de personnes, est aujourd’hui à risque d’insécurité alimentaire. Une aide d’urgence est indispensable aujourd’hui. L’absence répétée de précipitations dans une grande partie du pays, la chute des revenus, la hausse des prix des denrées alimentaires et la persistance des problèmes d'accès résultant du conflit et de l'insécurité sont autant de facteurs qui ont contribué à épuiser les stratégies d'adaptation des familles vulnérables. Le nombre de personnes confrontées à l'insécurité alimentaire a augmenté de façon spectaculaire, et, d’ici à juin 2017, près de 3 millions de personnes pourraient être touchées. Près de 945 000 enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aiguë, dont plus de 185 000 de malnutrition aiguë sévère. La crise touche particulièrement les plus vulnérables, dont les femmes et les filles, en charge de l’approvisionnement en nourriture et en eau de leur famille.

ACTED intervient en ce moment auprès de 40 000 personnes pour leur permettre de subvenir à leurs besoins essentiels pour éviter de replonger une nouvelle fois dans la famine. En 2010-2011, la famine qui a sévi dans le pays des suites de l’une des pires sécheresses des 60 dernières années a tué près de 260 000 personnes. D’après les prévisions, les pluies d'avril-juin 2017 devraient encore être inférieures à la normale, avec un risque d’être confronté au même stress climatique qu’en 2011.

La crise alimentaire en Somalie provoque des déplacements transfrontaliers importants, avec un impact humanitaire important sur les pays voisins, comme au Kenya, où un grand nombre de Somaliens sont susceptibles de se diriger vers le camp de réfugiés de Dadaab et les autres camps disséminés à travers la région de Garissa.

Sahel : entre insécurité et effets du changement climatique, des préoccupations grandissantes

La situation est également préoccupante dans les pays de la bande sahélienne, comme au Niger où 1,3 million de personnes sont en insécurité alimentaire, dont 340 000 dans la région de Diffa touchée par le conflit, et au Tchad où 4,3 millions de personnes souffrent d'insécurité alimentaire, dont plus d'1 million est en situation d'insécurité alimentaire sévère.

 Au nord-est du Nigéria, plongé dans une crise prolongée liée notamment à Boko Haram, plus de 500 000 enfants souffrent de malnutrition sévère dans la région du Lac Tchad. ACTED déploie en ce moment même une équipe à Maiduguri.

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